
Après avoir passé une nuit à me réveiller toutes les heures en me demandant où j’étais et sur quel fuseau horaire je me trouvais, je me suis levé vers 8h du mat (heure locale soit 1h du mat à Paris) avec une tête de macabé.
J’ai foncé dans le seul café du quartier (que mon cerveau avait immédiatement noté et localisé) pour me prendre un double expresso salvateur.
(Comme vous pouvez le voir sur la photo de droite, prise dans le métro, mon état de fatigue avancé passe totalement inaperçu ici !)

Je sais que certains peuvent trouver ça un peu dingue, mais moi j’adore faire du shopping et je peux passer des heures entières à flâner dans les boutiques (même parmi les trucs que je n’achèterais jamais !).
Du coup je m’étais prévu un journée complète à Akihabara, un quartier de Tokyo qui est considéré comme la mecque de l’otaku, un lieu unique au monde où l’on peut trouver des centaines de boutiques d’électronique, de mangas, japanime, jeux vidéo à perte de vue. 

J’ai attaqué mon shopping par le Yodobashi-Akiba un megastore gigantesque de 8 étages. Une ou deux thématiques par niveau, il y a de quoi y passerune demi journée surtout si on est fan des derniers gadgets électroniques.
Le rayon jouet (pour la gamine) et jeux vidéo/figurines/gunpla (pour le papa) m’ont tout de même occupé pendant 1h ! 

Après avoir fait quelques dépenses, j’ai filé en direction de l’avenue principale qui est entièrement bordée de magasins tous constitués de la même manière, en étage… Entre 3 et 8 niveaux à chaque fois, des mangas softs pour le rez de chaussés et plus on monte et plus c’est coquin. Les derniers étages sont en général consacrés aux produits dérivés et aux jeux vidéo.

Le bol de nouille instantané que j’ai bouloté avant de me coucher m’étant resté sur l’estomac, pour déjeuner je me suis dirigé vers le McDo (et j’ai même pas honte !) attiré par le dessert que j’adore et que ces salopards ont retiré de la carte Française (pour me faire chier il n’y a pas d’autres mots)… le fameux Baked Apple Pie ! (photo en version purikura) 
J’ai voulu tester le Cheese Tsukimi un mini burger « localisé » avec une oeuf et une sauce asiatique qui ne s’accommode pas du tout avec le boeuf (je ne suis pas près d’en reprendre…) A noter qu’ici le McDo coute un bras : 710 ¥ (6,60€) sans la boisson ?!

Après cette courte pose « gastronomique » j’ai repris mon périple en allant de magasins en magasins (en me tapant à chaque fois les étages à pieds… c’est bon pour le cœur, il parait) en quête de jeux et de produits dérivés à ramener sur Paris. 
Je ne vais pas tous les citer puisque j’ai fait que ça pendant 9h d’affilées, mais je crois avoir mis le nez dans la majorité des boutiques, des plus grandes et célèbres (Gamers, Mandarake, Superpotatoes…)en passant par de minuscules échoppes difficilement accessibles.

En général j’ai trouvé qu’il y avait nettement moins de jeux vidéo que lorsque j’y suis allé en 2006. L’offre est très différentes de ce que l’on trouve en France. Les RPG et les jeux PSP et DS sont très nettement mis en avant et la Wii m’a semblé très en retrait par rapport au reste (alors que les chiffre démontre que ces derniers titres se vendent bien !).
Dans les magasins, la PS3 s’en tire plutôt pas mal, mais sa grande rivale est… la PS2 avec des rayons généralement deux fois plus grand ! Malgré les efforts de la marque (énorme présentoir Halo Reach à Yodobashi-Akiba), la Xbox 360 peine a attirer l’attention des clients qui passent devant sans même lever un oeil à part lorsqu’ils voient Monster Hunter Frontier Online. 

Au niveau des mangas et des films d’animation, les gouts semblent également très différents des nôtres. Alors qu’en France les mecs ne jurent que par Naruto, ici le ninja blond est aussi présent que Dragonball c’est à dire pas du tout… 
Les boutiques n’ont d’yeux que pour Hatsune Miku (dont les clips passent en boucles), K-On, Fate Stay Night, Highschool of the Dead (mangas et vidéo), One Piece (incroyable le nombre de produits dérivés !) et tout un tas de productions dont je n’ai jamais entendu parler.

A noter aussi l’omniprésence des rayons de produits pour adultes (j’ai ramené quelques souvenirs huhu). La part belle revenant aux jeux vidéo de cul sur PC dont les rayons étaient souvent plus grands que ceux des jeux vidéo « traditionnels » ! 

Pour finir ma journée d’otaku en beauté, j’ai décidé de passer la soirée dans un Maid Café (j’avais le choix, je me suis fait refiler des prospectus au coin de chaque rue toute la journée !). Les portes de l’ascenseur du MaiDream (une sorte de chaine !) se sont ouvertes directement dans une pièce rose bonbon. Après avoir noté mon prénom, Aruto une jolie nana d’un vingtaine d’année en costume de « soubrette » m’a accompagné jusqu’à une table et a soufflé sur une bougie artificiel en me disant que je serai son « master » jusqu’à ce qu’elle s’éteigne (rien que ça !). 
Sur la carte, plutôt qu’une omelette avec un cœur… j’ai commandé un « pack » cocktail + photo (que je pouvais remplacer par une partie de cartes ?!). A l’arrivée du shaker toutes les Maids se sont misent à chanter et à applaudir pour le cocktail de « Johan From Paris ». J’ai alors du exécuter une petite chorégraphie ou j’imitais un chaton et faisait des cœurs avec mes doigts… Heureusement que toute la salle faisaient les mouvements en même temps ça m’a permis de me sentir moins ridicule… 
Alors que je m’attendais à trouver pas mal de vieux pervers dans la salle, les clients étaient jeunes et la moitié était constituée de nanas ! Les gens sont là pour se faire servir dans une ambiance sexy, décalé et complétement survolté. Je pense que pour le coté dominant/dominé c’est plutôt les nanas qui ont le fin mot de l’histoire (comme dans la vie…) et j’ai plutôt eu l’impression d’être l’esclave que le maitre… 

D’ailleurs avant de partir j’ai eu le droit à la photo souvenir. Je pensais juste y voir Aruto mais j’ai dû y apparaitre en train de mimer un chaton… Halala l’alcool les femmes…
(nonnon je ne zoomerai pas plus sur le polaroid !)